BILLET AIGRE-DOUXjuillet 2005
Si vous habitez Saint-Armand, vous l'avez lu dans
Le Saint-Armand, édition de juin 2005 : l'équipe du journal est en train de nous concocter un
Festival des films du monde de Saint-Armand pour la fin de semaine de la Fête du travail (première fin de semaine de septembre).
Dans un long article,
François Renaud explique sans ambages avec conviction et humour comment l'équipe a eu « l'idée d'organiser un événement qui, tout en ayant pour objectif d'assurer la survie économique de notre journal, serait susceptible d'offrir à nos concitoyens un divertissement de qualité tout en attirant chez nous des curieux sympathiques qui accepteront, avec un grand sourire, de se faire vider les poches! »
L'initiative mérite d'être soulignée et encouragée. Quant à sa motivation, elle est révélatrice à la fois d'un malaise et d'une ouverture qui s'opère lentement dans notre milieu, ouverture susceptible d'enrichir, de réconcilier et de faire évoluer positivement nos riches cultures armandoise et 'philibourgeoise' malheureusement marquées dans le temps -- et freinées? -- par l'hermétisme et l'ambivalence.
C'est
Lamarck qui disait : « Le milieu crée le besoin, le besoin crée l'organe. » Après la
Tournée des 20 et le
Chant des Frontières, vivement le
Festival des films du monde de Saint-Armand; après les arts visuels grâce à
Michel Viala et le chant choral grâce à
Robert Trempe, nous pourrons célébrer chaque année le cinéma d'ici grâce à
Éric Madsen et son équipe. Dans la même foulée, je m'en voudrais de ne pas mentionner les nombreuses activités culturelles initiées par
Nancie Rioux du
Café Brin de folie (expositions) et
Sandra Moreau du
Vignoble de la Sablière (spectacles et expositions).
En dépit de toutes ces manifestations d'ouverture à la chose culturelle comme espaces de rencontres et moyens d'expression, il reste un profond malaise dans notre communauté tricotée trop serrée. Et ce malaise tient en grande partie à la méfiance et à la parcimonie manifestées par la majorité de nos élus municipaux aussitôt qu'il est question d'un projet à caractère culturel. Dernière manifestation inexplicable de cette attitude : le refus du Conseil de participer financièrement à la
Fête de l'eau du lac Champlain animée par
Raôul Duguay.
Bon succès au
Festival des films du monde de Saint-Armand! Et longue vie au journal qui entreprend sa troisième année avec des projets de croissance et de développement, notamment en projetant une version Internet -- dont je souhaite depuis longtemps la venue pour donner aux articles du journal la diffusion hors les murs qu'ils méritent (une entrevue comme celle de
Jean-Pierre Lefebvre avec
Pierre Gauvreau pourrait intéresser les Armandois du monde entier).
J'en profite pour remercier toutes celles et ceux qui persistent malgré
l'atonie des algues bleues à travailler au mieux-vivre à Saint-Armand et à Philipsburg.
Jean Trudeau
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Les 2, 3 et 4 septembre, c'est le Fefimosa. Voici ce qu'on en dit dans les médias :
- Saint-Armand se fait son cinéma, par Patricia Sauzède-Bilodeau dans La Voix de l'Est
- Un Festival de films bien spécial à Saint-Armand, par Mylène Grenier dans L'Avenir & Des Rivières
- Le journal Le Saint-Armand consacre également deux pleines pages de sa dernière édition au Festival dont il est l'initiateur. En plus de nous fournir les photos des membres du FeFiMoSA et de l'équipe du journal, Josiane Cornillon et Jean-Pierre Fourez nous dévoilent ce que nous brûlons de savoir sur le FeFiMoSA... et plus encore. On nous présente également, en un mot, chacun des cinéastes. Pour compléter ce 'spécial FeFiMoSA', des articles de fond sur le cinéma : « Le miroir aux illusions », par Jean-Pierre Lefebvre; « Planète Hollywood », par Jacques Godbout; « La petite histoire du maïs soufflé », par Paulette Vanier; « Saviez-vous que », par Éric Madsen. L'article de Jean-Pierre Lefebvre est à lire absolument. Il nous fait découvrir l'abc du langage des images et démystifie certain certaines idées tenaces à leur propos : « "Sage comme une image" et "Une image vaut mille mots" [sont des] faussetés car une image n'est pas sage du tout -- elle peut même être complètement dévastatrice -- et a moins de pouvoir d'évocation que les mots, les sons et la musique. » Le journal n'est malheureusement pas disponible en ligne.
Le programme du festival (pdf que vous pouvez télécharger)
Bienvenue à Saint-Armand! (via la route 235)
C'est bien ici le Festival des films du monde... de Saint-Armand.
Bienvenue à Saint-Armand! (via la route 133)
Le Festival des films du monde... de Saint-Armand, c'est 3 kilomètres plus loin.
Oui, c'est bien le chemin qui mène
vers le village de Saint-Armand.
('Saint-Armand-Ouest' avant 1990; 'Saint-Armand-Station' avant 1955)
Non, ce n'est pas un cul-de-sac! Le cul-de-sac, c'est la rue qui mène vers l'église,
juste en haut, la plus vieille église méthodiste des Cantons de l'Est (1819).

Ralentissez, vous êtes à Saint-Armand!