Sous le titre
Un peu amer,
Hélène Paquette, éditrice du journal
Les professions L d'ici, dénonce dans son éditorial (que nous reproduisons
ici) certaines politiques pour le moins surprenantes du groupe de presse Le Canada Français. En attendant que ses allégations ne soient réfutées par
L'Avenir & Des Rivières -- cet hebdo unique de notre région appartient au Groupe Le Canada français --, nous pouvons nous questionner sur l'intégrité de l'information qui y est publiée considérant les techniques d'intimidation déployées par le Groupe Paradis, aux dires de l'éditrice, auprès des organisateurs d'événements et même auprès de nos élus pour assurer sa mainmise sur l'information régionale.
Quant à l'attitude de Publisac dans cette affaire, elle m'amène à me demander pourquoi Postes Canada n'offre pas une alternative à Publisac aux petits commerçants locaux, un produit concurrent à prix compétitif : les circulaires des marchands de notre voisinage pourraient ainsi entrer chaque semaine dans nos chaumières dans un 'Post-o-sac' au même titre que celles des grandes chaînes urbaines supposément championnes des bas prix à qui Publisac assure l'exclusivité. Nous pourrions ainsi comparer, savoir où sont véritablement les aubaines : l'information et l'économie locales ne s'en porteraient alors que mieux.
Mise à jour - 2 octobre 2006
Dans son éditorial de septembre 2006, Hélène Paquette mentionne que les avocats du Groupe Le Canada français lui ont fait parvenir une mise en demeure lui demandant " de cesser immédiatement de tenir des propos calomnieux et diffamatoires à l'égard de nos clients ".
L'éditrice aurait-elle donc inventé l'histoire de l'éléphant qui a peur de la souris pour s'attirer la sympathie de son lectorat en jetant le discrédit sur son compétiteur à l'approche de son 150e anniversaire?
Dans la société qui est la nôtre, seule la concurrence peut assurer une certaine liberté de presse. Le jour où il ne restera plus ici qu'un seul journal, il n'aura plus aucune crédibilité. Au lieu de livrer la souris au chat, l'éléphant aurait intérêt à l'en protéger : en favorisant sa diffusion, par exemple. Ce serait d'ailleurs là une façon d'appliquer son propre code d'éthique fondé sur "le droit du citoyen, comme individu et membre d'une collectivité, d'avoir accès à toutes les informations, faits et idées lui permettant d'obtenir une connaissance juste et adéquate de sa société, et de pouvoir librement exprimer ses idées et opinions".